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GRENIER DROESCH Françoise

GRENIER DROESCH FrançoiseIl y a des Aubois qui peignent, qui barbouillent des toiles. D'autres chantent et sortent des CD. D'autres enfin noircissent du papier, écrivent des livres. Peu importe le support : l'important, c'est de faire passer « quelque chose », des sentiments, des impressions, des rêves. Dans le cas de Françoise Grenier (Droesch étant son nom de jeune fille, qu'elle a réutilisé pour signer son livre, NDLR), qui a publié un premier roman fantastique l'automne dernier, il s'agirait plutôt de cauchemars. Des cauchemars récurrents qui hantent ses nuits.

« Depuis des années, au réveil, je les note sur des bouts de papier », confie cette enseignante qui habite Troyes.
« Certains sont tenaces. Je devais les (d)écrire pour m'en libérer. L'écriture me permet de me vider le cerveau dans l'imaginaire. » Un effet cathartique voire « thérapeutique » que la gravure, qu'elle pratique depuis son passage aux Beaux-arts de Reims, ne lui a pas permis d'atteindre.

Sa méthode d'écriture est tout aussi surprenante. « C'est comme si je déroulais une pelote », raconte-t-elle. Nul canevas, donc.
Les personnages apparaissent comme ça. Françoise Grenier réorganise le tout ensuite. « Je ne cherche pas à faire de la littérature - mon écriture est toute simple. Je ne suis pas un auteur et faire des livres n'est pas un but : c'est une obligation », insiste-t-elle.